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Le vol s’invite à l’église

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Insécurité. Dans certaines paroisses de Yaoundé, objets de culte, sacs à main et même voitures sont parfois dérobés pendant la messe. Les presbytères et les chapelles semblent être devenus des lieux où même le crime prend racine. A la paroisse  Epc de Djoungolo, il suffit d’aborder le sujet  pour qu’on vous raconte les coups de vols qui ont souvent lieu dans ce temple.  Des sacs à main, des téléphones portables, des portes-monnaies, des instruments de musique et de sonorisation comme des pianos et des amplificateurs de sons, et même des recueils de cantiques y passent. La sacralité du lieu n’a plus d’importance au regard de l’abondante richesse qui y est exposée sans prudence. Et les voleurs s’en donnent à cœur joie. Même des objets mortuaires ne sont pas épargnés. L’on se souvient encore des gerbes de fleurs chipées sur la tombe de monseigneur André Wouking, à la suite de son inhumation le 22 novembre 2002 à la cathédrale Notre-Dame des Victoires de Yaoundé. «...

Les femmes se mettent la tête à nue

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Mode. Plusieurs d’entre elles adoptent de plus en plus cette coiffure courante chez les hommes.  La coiffure de la chanteuse Corry Denguemo   en a surpris plus d’un  le 25 février dernier lors du festival de musique urbaine « Mango Night ». Pétillante dans un blue jeans, l'artiste, qu’on reconnaissait auparavant à ses dreadlocks enturbannés dans un foulard, arborait fièrement « la boule à zéro », les cheveux coupés très court. Une coiffure audacieuse et masculine  que les femmes adoptent de plus en plus. Dans les rues de  Yaoundé, de jeunes filles exhibent fièrement  leur belle  tête ronde. Plusieurs raisons  expliquent ce choix de style. Corry Denguemo  le revendique  comme un style personnel adéquat à l’univers artistique dans lequel elle évolue. Un moyen de marquer les esprits, de se démarquer dans cette masse d’artistes aussi bien par son talent que par sa mise vestimentaire. « Je me suis toujours...

Eviter les fraudes aux examens

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Carte d’identité scolaire. Il faut aussi se munir de cette pièce pour accéder à certains centres de loisirs. Selon Gisèle Nyongo, surveillante générale des classes de troisième au lycée de Mballa 2 à  Yaoundé, la carte d'identité est un document qui permet d'identifier l'élève au sein de l'établissement et lors des examens nationaux. Elle comporte plusieurs informations sur l'élève. Notamment : le nom, le lieu et la date de naissance, l'adresse des parents, l'année scolaire en cours, le numéro de matricule de l'élève. L'adresse de l'établissement scolaire, le cachet du chef de l'établissement figurent également sur celle-ci. L'aspect de ce document varie en fonction des écoles. Au collège Adventiste par exemple, elles sont informatisées. Tandis qu'aux lycées de Nkol-Eton, de Mballa 2, elles sont en papier carton. D'après Marc Michel Etoundi, censeur au lycée d'Elig-Essono, cette pièce d'identité est très i...

Du sang demandé aux étudiants

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Santé. Le Rotary club a organisé une collecte à l’université de Yaoundé 1.  « Le sang c’est la vie ! Le donner c’est  la sauver ! », « Donner  son sang, un geste qui sauve ». Tels sont les messages que l’on peut lire  sur des affiches placardées dans l’enceinte de l’université de Yaoundé 1, ce 3 avril 2012. Depuis 9h, il se tient une campagne de don bénévole de sang organisée par le Rotary Club Yaoundé collines. Placée sous le haut patronage du ministre de la  Santé publique, André Mama Fouda, cette campagne vise  à collecter 200 poches de sang de 250 millilitres et 350 millilitres en faveur de l’hôpital central de Yaoundé. Plusieurs étudiants ont ainsi répondu favorablement à cette  initiative. En rang, ils sont pris en charge par une équipe de médecins et d’infirmières de l’Hcy. Ils se chargent de vérifier que les donneurs bénévoles ont mangé le matin ainsi que de contrôler leur tension artérielle, leur poids. Le...

Quand l'amour vire à la tragédie

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Elisabeth II Ngo Ond tuée le 16 février Crimes passionnels. Entre février et mars 2012, la jalousie a coûté la vie à cinq personnes, assassinées par leur amoureux. Les faits macabres qui ont fait la une de journaux et des télévisions mettaient tous en relief la jalousie meurtrière. Un sentiment qui aura transformé, un instant, l’être jadis aimé en bourreau sanguinaire. Le 16 mars 2012 à New-Bell, un quartier populeux et populaire de Douala, Adjara M., âgée de 19 ans, assassine Sali A., son petit ami dans un accès de rage. L'adolescente s'est servie d'un morceau de vitre qu'elle a planté à trois reprises dans le corps de son copain. Enceinte, Adjara a surpris son amoureux dans les bras d'une autre fille. Exactement trente jours avant, le 16 février, c'est le meurtre d’Élisabeth II Ngo Ond qui défrayait la chronique à Yaoundé. Agent de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (Béac), la femme de 29 ans a été retrouvée morte dans sa voit...

Le chant du cygne d’un patriarche Sawa

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Littérature . Dans son dernier livre édité le septembre 2011, le jésuite rend hommage au peuple sawa. Le dernier livre du père Eric de Rosny était-il le chant du cygne ? Le décès du prêtre jésuite le 02 mars à Lyon, loin de Douala où il a vécu près de 60 ans, peut laisser le penser. « Le pays Sawa, ma passion. Une sélection d'articles sur l'art de vivre à Douala », sonne plus qu’un hommage à une communauté qui l’a adopté, au point d’en faire un de ses « patriarches ». Et de lui donner un nom qui sied mieux à ses attributs traditionnels.    Le livre a été publié en septembre 2011, soit sept mois seulement avant le décès du prêtre. C’est en partie une autobiographie du contact qu’il a eu avec le peuple Sawa, ses us et ses coutumes, ses croyances et ses superstitions. A chacune de ses expériences, le prêtre a consacré un article publié dans de nombreuses revues auxquelles il a collaboré. Et c’est une sélection choisie qu’il propose au lec...

" La polygamie pose des problèmes sociaux "

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Ecrivaine confirmée, Djaili Amadou Amal, originaire du Nord-Cameroun, ose mettre à nu, dans un roman plein de rebondissements, le phénomène de la polygamie dans sa région. Vous avez récemment publié un premier roman « Walaandé,  l'art de partager un mari » aux éditions Ifrikiya. A quand remonte votre passion pour l'écriture? Votre livre raconte l'histoire de 4 femmes qui vivent dans un foyer polygamique. Il y a Sakina l'intellectuelle, Nafissa la plus jeune des 4 qui est amoureuse d'un jeune médecin, Djaïli, la jalouse et Aissatou « la mère de la maison ». Effectivement, « Walaandé » décrit ce foyer polygamique où les quatre épouses, toutes différentes les unes des autres vivent ensemble et se partagent le mari selon les règles de la bienséance peuhl. J’ai tenu à mettre en exergue les réalités que vivent au quotidien les femmes dans un ménage polygamique. Mais en plus de la polygamie, le roman évoque d’autres thèmes tout aussi im...