Du sang demandé aux étudiants

Santé. Le Rotary club a organisé une collecte à l’université de Yaoundé 1. 

« Le sang c’est la vie ! Le donner c’est  la sauver ! », « Donner  son sang, un geste qui sauve ». Tels sont les messages que l’on peut lire  sur des affiches placardées dans l’enceinte de l’université de Yaoundé 1, ce 3 avril 2012. Depuis 9h, il se tient une campagne de don bénévole de sang organisée par le Rotary Club Yaoundé collines. Placée sous le haut patronage du ministre de la  Santé publique, André Mama Fouda, cette campagne vise  à collecter 200 poches de sang de 250 millilitres et 350 millilitres en faveur de l’hôpital central de Yaoundé.
Plusieurs étudiants ont ainsi répondu favorablement à cette  initiative. En rang, ils sont pris en charge par une équipe de médecins et d’infirmières de l’Hcy. Ils se chargent de vérifier que les donneurs bénévoles ont mangé le matin ainsi que de contrôler leur tension artérielle, leur poids. Les personnes à la tension élevée ou au poids inférieur à 60 kgs ne sont pas autorisées à donner du sang. Pour Céline Lemana, étudiante en Lettres modernes françaises,  c’est la première fois qu’elle va participer à cette expérience. Son geste, elle le justifie par le désir de porter secours à autrui. « J’ai toujours voulu donner mon sang, mais je ne savais pas comment m’y prendre et où me rendre », explique-t-elle. Elle est accueillie par  l’un des infirmiers qui lui fait passer tous les examens préliminaires. Après ces examens préliminaires, les donneurs sont orientés vers une autre tente pour la prise du sang. Un repas complet accompagné de jus de fruit et de lait leur est servi à la fin de l’opération. « Les donneurs de sang pourront venir chercher les résultats de leur don de sang  dans 10 jours et obtenir un bilan biologique gratuit (tension artérielle, examen du Vih, électrophorèse d’hémoglobine, etc.) », explique Sylvie Dissak Delon, la présidente du Rotary  club de Yaoundé collines.
D’après l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), le  Cameroun fait partie des pays où le nombre de dons de sang est inférieur au ratio normale de deux mille pour cent. « La présente campagne a donc pour objectif de venir en aide aux hôpitaux qui font régulièrement face à des pénuries de sang. Il est 13h et nous avons déjà collecté 200 poches de sang comme souhaité », se réjouit Sylvie Dissak Delon. La campagne a pris fin hier. 
Elsa Kane.


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