Les visages de la nouvelle littérature camerounaise
Une plume au service des femmes Djaïli Amadou Amal . Ses romans sont traduits dans plusieurs langues. Djaïli Amadou Amal est la preuve que l’on peut être publié par des éditeurs locaux et connaître un succès continentale. Ces deux romans, « Walaandé ou l’art de partager un mari », 2011 et « Mistiriijo, la mangeuse d’âme », 2015 se sont vendus comme des petits pains. Au grand bonheur d’Ifrikiya, sa maison d’édition. Le premier roman a d’ailleurs été couronné du prix de la fondation Prince Claus, traduit en Arabe et diffusé dans les pays du Magreb et du Moyen-Orient. A travers une plume à la fois poétique et critique, Djaïli Amadou Amal, s’attaque à un sujet source de polémique : la polygamie. Avec « Walaandé ou l’art de partager un mari », la romancière nous fait pénétrer l’intimité de la famille d’Alhadji Oumarou. L’écrivaine met à nu les sentiments qui agitent les quatre épouses de ce foyer et nous fait entrevoir les effets destru...